Week-end inaugural de la biennale du graphisme à Echirolles : MADE IN JAPAN

Pour beaucoup la mention « Made in China », ou « Made in Japan » n’est pas forcément positive et renvoie à la production foisonnante et envahissante venue d’Asie et qui ne se remarque pas pour  forcémment par qualités. Ce titre MADE IN JAPAN du MOIS DU GRAPHISME D’ÉCHIROLLES provoque un peu et remets complètement en cause les clichés.

Le raffinement et la beauté des expositions de cette biennale font état d’une grande créativité, épanouie dans  tous les domaines du design et  faisant sa promotion au niveau international dans un grand nombres de marques prestigieuses : Issey Miyake (Pleats please), Uniqlo, Muji… Découvrir des graphistes et artistes emblématiques du Japon, Kazumasa Nagai, U.G Sato ou encore Shigeo Fukada, admirer les packagings, les lignes éditoriales du magazine IDEAT ou YOMURI, les affiches somptueuses embrassant de nombreuses techniques comme la sérigraphie, la gravure, la photographie et les techniques des arts décoratifs japonais riches en motifs issus des traditionnelles estampes UKIYO-E. Tel était le but  de ce week-end inaugural. Pourtant cet objectif premier fût largement accompagné du plaisir de rencontrer les artistes japonais, discrets et pourtant pleins d’allant, désireux de mettre en commun nos moments de partage avec amis, élèves, parents, anciens étudiants rentrés dans la profession. La production graphique japonaise dénote une grande maîtrise des messages de communication (militantisme d' »Hiroshima appeals ») et des signes. Les visuels font preuve d’application, de minutie, témoignent d’une sensibilité aux autres et aux choses (grande qualité d’observation) et surtout une culture nippone très forte. La plupart des oeuvres sont une ode à la nature, subtile et raffinée où les arts appliqués (katagami, origami, techniques Yuzen, Shibori, etc) font partie intégrante de la vie quotidien au travers d’objets remarquables pleins de délicatesses. « On se demande souvent comment les graphistes japonais parviennent à un tel résultat. Ils restent très mystérieux quant à leur savoir-faire », remarque Michel Bouvet

 

 

 

 

 

 

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