2 et 3 Août 2008 / Sacré week-end à la Chapelle de St Nizier d’Uriage (Isère)

Comme l’an dernier la Chapelle de Saint Nizier d’Uriage ouvre ses portes aux artistes de la commune de Saint Martin d’Uriage. L’Office de tourisme coordonne les expositions.

Il m’a donc été possible d’exposer pendant ces deux jours d’été dans ce lieu de patrimoine.

Que peut-on mettre dans une église ? Peut-on tout mettre ?

C’est une question à se poser au début. Puis vite on se dit…l’architecture à proprement parler, sa fonction, sa symbolique et forcément son esthétique seront le point de départ de l’ exposition, l’ événement qu’il faudra interpréter. Il faudra tirer partie du lieu.

L’exposition de la chapelle en Isère sera pendant deux jours une antenne, un relais de l’exposition à Lectoure dans le Gers (exposition qui dure deux mois) remplis de crayonnés et de paysages .

Bien sûr, c’est plus un jeu que je m’adresse, un clin d’oeil, un concept, ce lien entre les deux expositions puisque je doute qu’il y ait vraiment des visiteurs qui passent des collines gasconnes aux montagnes alpines de Belledonne excepté ma famille et moi. Mais pourquoi ne pas rêver à un monde meilleur où nous pourrions visiter les 2 expositions séparées de 700 kilomètres d’un coup d’ailes… Et si c’était ça l’idée ? A moi de présenter quelques pièces communes tout en privilégiant un point de vue différent : par exemple un crayonné à la mine de plomb , des esquisses dont l’aboutissement se trouve en un même temps quelque part rue Nationale à Lectoure et vice-versa à Saint Nizier dans ces montagnes estivales,amoncellement de pierraille, belles forêts, pics et sommets. Belle petite transhumance, le temps suspendu…

Quelques notes sur la Chapelle de Saint Nizier d’Uriage, cliquez ici :

http://www.patrimoine-en-isere.fr/pages/FicheSite/id/4/ids/site38185/idter/6/crt/1

Monument historique

Construite pendant l’épiscopat du cardinal Le Camus, l’église se présente comme un volume rectangulaire flanqué d’un clocher carré. La nef est couverte d’un plafond plat lambrissé, tandis que le chevet plat est voûté sur croisée d’ogives et isolé de la nef par une barrière de communion. La façade principale était ornée d’une peinture en trompe-l’œil aujourd’hui disparue, qui représentait le saint patron de la paroisse dans un décor architecturé. A l’intérieur, un intéressant décor peint exécuté à la fin du XVIIIe siècle, de corniches, pilastres et colonnes, guirlandes de fleurs, palmettes et faux rideaux ornent le mur nord de la nef et le choeur. L’église est garnie d’un intéressant mobilier en stuc peint façon faux marbre : maître-autel, fonts baptismaux et autel de la chapelle du Rosaire, témoignent d’une grande qualité d’exécution et offrent un effet de polychromie recherché.

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